Poinsard. loc. cil
ilb LE PORTUGAL ÉCONOMIQUE
Il est incontestable que l'avenir de l'agriculture est lié à nombre de réformes, dont la charge incombe surtout aux pouvoirs publics : multiplication des voies de communication (chemins de fer, routes, chemins vicinaux), développement de l'enseignement primaire aussi bien que professionnel, divulgation de bons j)rocédés de culture, diffusion du crédit, etc.
Mais la réalisation d'un tel programme ne se comprendrait que dans un État dont les finances seraient plus prospères et qui ferait un meilleur usage de ses ressources budgétaires.
Xous parlei'ons dans un autre chapitre de l'état actuel des voies de communication et de l'enseignement au Portugal*. Il nous faut insister ici particulièrement sur le crédit agricole.
Les sociétés de secours mutuels, les sociétés de crédit agricole, les syndicats agricoles, les coopératives vinicoles et autres qui existent aujourd'hui dans l'Etat lusitanien sont peu nombr-eux; et, en dépit des efforts dépensés par certaines personnalités, — comme M. Luiz de Castro, dont j'ai déjà cité le nom — il ne paraît pas que ces associations se multiplient rapidement.
Parmi ces institutions, citons cependant quelques ?nisericordias ou confréries, que des lois de 1866 et de 1867 ont autorisées h se transformer en institutions de crédit agricole et industriel, un petit nombre de créations modernes, dues à des initiatives particulières, comme la Caixa Economica de Aveiru et la Caixa Economica e de crédita do Syndicato agri-