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i.82o en 1900-1901. Mais il faut remarquer que la proportion de cette augmentation est moindre depuis 1892, c'est-àdire depuis qu'ont été établis aux frontières des droits d'entrée exagérés. Beaucoup d'industries portugaises ne vivent — d'ailleurs assez misérablement — que grâce à cette protection douanière : c'est-à-dire que le consommateur paie un véritable tribut à quelques privilégiés. L'industrie de la pêche est la seule qui soit vraiment prospère et, loin de poussera une aggravation des droits actuels, elle ne demande, au contraire, qu'à augmenter ses exportations, par la conclu sion de conventions commerciales. Quant à Yindustrie textile^ et principalement l'industrie cotonnière, ellesoufîre plutôt de cette lourde armure que constituent les tarifs de 1892. De toute manière, ainsi que le reconnaissent au Portugal même les esprits les plus éclairés et les plus indépendants, ce dont rindustrie a besoin, c'est moins de protection — l'excès de protection n'a d'autre résultat que de provoquer une concurrence interne excessive, et, par suite, d'exaspérer les crises, au lieu de les atténuer — que du développement de l'enseignement technique, envisagé de façon plus pratique, que du rajeunissement de son matériel, que d'une plus juste répartition de la contribution industrielle, et aussi que de capitaux, qu'il est au pouvoir du Portugal, moyennant certaines conditions, d'obtenir de l'étranger.

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