‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 65 sur 194 · VALEUR DES · texte numérisé non relu

VALEUR DES

HABCHANDISKS

Entrées.

Sorties.

Importées ou exportées.

Eu transbordement ou en transit.

milreis

milreis.

Lisbonne vient au huitième rang des ports d'Europe et au quinzième rang de ceux du monde entier.

d'exportation. Quuiit à rEï;pagne, sa proximité relative n'exerce aucune influence sur le port de Lisl)onne : outre que son rôle est assez secondaire dans le commerce du Portugal, ce pays possède, lui-même, de beaux ports de commerce, tant sur la Méditerranée que sur le détroit de Gibraltar et le golfe de Gascogne. Sur un chitîre de 126 millions de francs, que représente Texporlation totale du port de Lisbonne, les produits nationaux ne comptent que pour 53 millions de francs. Les 73 millions restants, qui sont ainsi réexportés, viennent des colonies et du Brésil : c'est ainsi que Lisbonne exporte pour 17 millions de francs de caoutchouc, 3 millions de francs de café, 2.500.000 francs de cire, 31 millions de cacao, qui viennent de ses possessions coloniales et qu'elle répartit entre différents pays d'Europe. C'est ainsi aussi qu'une grande partie des articles manufacturés, qui lui viennent de ces pays poui' une vingtaine de millions, sont réexpédiés par elle en Afrique et au Brésil. On voit donc quel rôle important jouent les colonies dans le commerce extérieur du Portugal et surtout dans celui de Lisbonne. Si ce porl a pu rester, au moins en partie, ce qu'il était au xvi'^ siècle, « une sorte d'entrepôt maritime où les marchandises du Nord viennent s'échanger contre les productions des pays tropicaux », c'est surtout parce que le Portugal possède des colonies et qu'il a gardé des relailons d'affaires avec celles qui se sont détachées de la mère-patrie. Ce sont donc de ces colonies et de leur développement que Lisbonne doit surtout attendre le développement de sa prospérité i.

1. L'outillage moderne du port do Lisbonne a été exécuté par M. Hersent. Les travaux entames en 1888 ont été interrompus à deux reprises par suite de dinïcultés d'ordre financier et d'ordre technique. Le coilt du projet évalué primitivement à 54 millions de francs a été ramené à 30 millions. Les travaux ont été achevés en 1002 ; M. Hersent conserva, ii titre de complément de paiement. le droit d'exploiter à son profit les nouvelles installations jusqu'en 1907. C'est depuis le S mai 1907 seulement i|u'elles

Mauvald. — Portugal. 10

Grâce à sa situation géographique, la capitale portugaise peut également prétendre à devenir de plus en plus le port de débarquement" et d'embarquement des passagers préférant raccourcir leur voyage, en utilisant le plus possible les voies de terre.

En 1908, le port de Lisbonne vit débarquer 26.666 passagers, venant d'Afrique et du Brésil, et embarquer 34.324, soit au total 139.452 passagers.

Il conviendrait de développer et de perfectionner ce service.

Lisbonne — nous l'avons remarqué — est le port le plus voisin et l'escale la plus commode pour tous les vaisseaux qui naviguent entre le Vieux Continent, l'Amérique du Sud, l'Afrique méridionale et l'Australie. On s'est déjà occupé de relier Lisbonne par des moyens rapides au reste de l'Europe et surtout av^ec Paris : c'était d'autant plus urgent que d'autres ports — comme Cadix ou Vigo — émettaient la même prétention. Aussi, prenant les devants, le gouvernement portugais s'entendit-il, dès 1906, avec la Compagnie des wagonslits et les diverses compagnies de chemin de fer intéressées pour rendre quotidien le service du Sud-express entre Paris et Lisbonne. De leur côté, les Messageries Maritimes^ le Royal Mail, le Pacific Steam et la Hamburg-Amerika- Linie ont consenti à mettre leurs paquebots en correspondance directe à Lisbonne avec le train de luxe '.

ont passé enlièremeiU dans los mains dii gouvernement qui les adminisln' par renircmise d'une commission de sept membres.

(Charles Moisseaux, Lisbonne (dansWs Ports et leur fonction économique, publication de la Société Scientifique de Bruxelles, t. 111, Louvain, 19o8).

Quant au port de Leixôes, près de Porto, port d'abri encore incomplet, il est administré par une compagnie de chemins de fer qui le laisse dans un déplorable abandon.

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