M. Galtier trace de lui le portrait suivant
« Le « dictateur » est un homme d'une taille légèrement au-dessus de la moyenne. 11 a dépassé la cinquantaine, mais on lui donnerait un peu plus de quarante ans. Sa figure maigre, son toint h;\lé. presque boucané donnent d sa physionomie la grande naturalisation des pays lointains. Avec ses cheveu.x noirs lisses et drus, sa mince moustache rigide où quelques poils vigoureux se dressent, obliques, comme une touffe daloès. ses petits yeu.\ noirs clignotants de myope, qui deviennent singulièrement perçanls (juand il fixe ses regards, il suffirait de lui relever le coin extérieur de ses sourcils et de ses orbites pour avoir un type authentique de Japonais. Sa silhouette est fine, dégagée. Il marche à peine voilté. comme Briand. Il parle le français correctement, avec une hésitation imperceptible et une pointe d'accent rude. .Maître de son vocabulaire, il ne cherche pas ses mots. On a vite deviné que cet homme, dans sa langue, doit être un orateur abondant, nerveux. De toute sa i)ersonne se dégage une impression de combativité et d'opiniùtreté. 11 ne doit pas se contenter de riposter : on sent (|ue l'attaque plall à son tempérament agressif o. {Le Temps du i2 novembre Î907.)