‹ Le Portugal et ses coloniesChapitre 94 sur 194 · LES ILES DE SAO THOMÉ ET DE PRINCIPE · texte numérisé non relu

LES ILES DE SAO THOMÉ ET DE PRINCIPE

l'objet de la loi du 17 août 1899. Mais des études postérieures ayant démontré que la construction de ce chemin de fer circulaire serait très difficile et que son entretien serait trop coûteux pour la province, on fut sur le point d'y renoncer'. L'exécution du vaste système de routes, jugé aussi trop dispendieux et inutile en l'absence de grands centres de population et de production, a été également abandonnée, et on a préféré utiliser la voie maritime, en dotant les petits ports de l'outillage indispensable et en les reliant aux centres de production les plus rapprochés. On cherche aussi à remplacer le transport humain et la traction animale par des trains sur routes et un système de transport par câbles aériens, que facilite la constitution accidentée des deux îles.

Malheureusement, la réalisation de tous ces travaux d'améliorations se heurte à la dure nécessité où se trouve le gouvernement portugais d'employer une grande partie des excédents budgétaires des îles « merveilleuses » et « fortunées » de Sâo-ïhomé et de Principe à combler les déficits d'autres colonies moins favorisées, particulièrement d'Angola".

1. Les travaux en sont cependant commmencés, mais ils ne se poursuivent que très lentement. On espère, toutefois, qu'une partie de la ligne sera prochainement ouverte à l'exploitation.

2. De 1900 à 1910, le total des exportations du cacao et du café des lies Sào-Thomé et de Principe se chiffre par plus de 72.000 contos. Cette production — il ne faut pas l'oublier — est presque entièrement réexportée et fournit pour la majeure partie les traites sur l'étranger qui servent au gouvernement pour le service de la dette, et au commerce et à l'industrie pour le paiement des matières premières.

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