Montant actuel de la dette de quelques petits États
Belgique, 3.400 millions; Pays-Bas, 2.300 millions; Suède, 515 millions; Danemark, 370 millions.
Tous ces États ont un actif qui, parfois, dépasse le montant de leur passif.
rieur est resté médiocre. Or. il a dépensé au delà de ses ressources et contracté une dette énorme. La conclusion qui s'impose est que les finances du pays n'ont pas été administrées avec la sagesse et l'économie nécessaires. Les besoins étaient grands, sans doute. Mais ils n'ont été satisfaits que très imparfaitement, et l'argent a disparu tout de même par mille fissures secrètes. La pire chose, peut-être, c'est que, pour satisfaire à l'insuffisance continuelle du Trésor, on a créé une fiscalité excessive qui agit comme une sorte de frein énergiquement opposé au mouvement économique de la nation. Les comptes publics énumèrent une quantité incroyable de taxes, qui frappent la production et la consommation danstous leurs actes, pour arriver le plus souvent à de maigres recettes, grevées de frais de perception énormes. Les visites à l'entrée des villes, le contrôle permanent dans les fabriques, les monopoles, constituent pour la fabrication, la culture, la circulation, des obstacles dont on ne peut mesurer l'effet déprimant qu'en étudiant les choses de près.
Par ces procédés arriérés jusqu'à l'aveuglement on obtient de cette population pauvre, en moyenne, une somme de 275 millions de francs, dont 165 millions par les impôts indirects. La Hollande, pays très riche, ne demande guère à l'impôt que 330 millions de francs, dont 160 millions par l'impôt indirect ; c'est dire que ce pays, dont la consommation est considérable, suit une politique financière exactement contraire à celle du Portugal; il évite avec le plus grand soin de contrarier l'activité de la production et de la consommation. La Hollande est un pays prospère ; le Portugal est un pays dans un état permanent de crise.