‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 151 sur 342 · Selbstbiographie, 20i · texte numérisé non relu

Selbstbiographie, 20i

96. — Psychologie et logique. — Par cela même qu'il voit dans la psychologie et dans la logique des sciences spéciales, St. Mill se montre en désaccord avec les idées d'Aug. Comte. Il se prononce aussi très vivement contre les théories de Comte sur l'observation interne i. Il le blâme avec raison de n'avoir pas une seule fois tenté d'établir les conditions d'un procédé de démonstration. Mais il se déclare, d'ailleurs, partisan de la « méthode positive » dont le véritable maître est Aug. Comte 2, et, dans sa manière de traiter les méthodes des recherches scientifiques, il s'approprie souvent les procédés du fondateur du positivisme, et, en particulier, la « loi des trois états »3.

Dans les problèmes de psychologie et de logique, J. St. Mill se place résolument sur le terrain de l'école anglaise du scepticisme empirique et de la philosophie de l'association. Notre croyance au monde extérieur, dit-il, n'est pas « intuitive » (par une vue immédiatei ; c'est un « produit acquis s 4. Notre expérience immédiate ne s'étend qu'à notre conscience 5 (impressions actuelles [emotional or sensitive feelings], souvenir des sensations passées, attente des sensations avenir). Ces sensations se combinent en nous, quand les phénomènes correspondants se présentent fréquemment et sans discontinuité, de manière à former une représentation complexe telle qu'un de ses éléments amène nécessairement les autres à sa suite (association indissoluble). C'est en de telles associations que consistent nos notions ou représentations du monde extérieur. En vertu de cette association, notre conviction de la coexistence des phénomènes nous « pa-

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