System of logic, vi, ch. x
4. Examination of Sir W. Hamilton's philosophy, ch. XI, 1889, p. 225.
5. System of logic, t, m, |. 3; iv, i, §.2; Examination etc., ch. IX (163, 179,.
l. — LE POSITIVISME INDÉPENDANT EN PHILOSOPHIE 235
rait » intuitive, tandis qu'elle n'est en réalité qu'un produit de rexpériencei. Cette théorie de notre croyance au monde extérieur, Mill la nomme « psychologique », par opposition à la théorie « introspective » de W. Hamilton2.
Conformément à cette théorie psychologique, reprend St. Mill, notre représentation du monde ne comprend pas autre chose que des sensations réelles, respectivement possibles et groupées par les lois d'association. Les « possibilités » des sensations sont permanentes, tandis que les sensations réelles changent. Voilà sur quoi se fondent nos notions de substance, de matière, de corps et d'esprit. Les possibilités permanentes des sensations nous conduisent à la notion de substance ; les sensations réelles, par leurs modifications, nous donnent la notion d'accident. Dans la trame de notre conscience (thread of consciousness) 3. la matière est dans la « possibilité permanente de la sensation » (permanent possibility of sensation) 4. l'esprit est la « possibilité permanente des états de conscience » ou simplement « la série de nos sensations » (séries of our sensations to which must now be added our internai feelings) 5. Dans les corps, Mill voit uniquement les « causes externes inconnues dont nous tirons nos sensations » ; et dans l'esprit, « les récipients ou percipients inconnus de ces mêmes sensations »6. Pour lui, les propriétés des corps ne sont autre chose que nos sensations ; et même l'analogie que nous croyons percevoir en eux, n'est qu'un état de notre conscience?. Le fait
i. Examination of Sir W. Hamilton's philosophy, ch. XI (226^.