Ihid., I, m
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sur lequel repose Tafrirmation que le rorps existe n'est, qu'un assoupissement de toutes les possibilités des sensations qui s'y rapportent*.
En vertu de sa théorie de la connaissance qui est à la fois la théorie sensualiste et la théorie d'association, Mill nie toutes les notions universelles et l'abstraction proprement dite 2. Nous ne percevons pas, dit-il, un attribut indépendamment des autres ; nous le percevons simplement « en tant que par son union avec les autres il forme l'idée d'un objet individuel ». Cependant, nous avons la faculté de diriger notre attention sur un attribut en particulier, de telle manière que les autres attributs échappent à notre conscience ; et, par là, nous pouvons donner occasion à un procédé dans lequel ces parties d'une notion concrt'te, d'après la loi d'association, sont seules déterminatives. Cette abstraction que l'on fait ainsi des autres éléments de la notion, facilite l'introduction de signes, images ou mots, qui expriment ces parties déterminées : ce sont surtout les noms d'espèces, établissant une « association > artificielle entre des objets qui possèdent les attributs désignés par les noms d'espèces 3. « L'espèce n'est absolument pas autre chose qu'un nombre indéterminé d'individus désignés par un nom qui leur est commun »*.
Pressé parles objections de Spencer, St. Mill déclare que le nom commun « homme » ne désigne point l'unique sensation d'un homme unique, mais le « type général des sensations dérivées de tous les hommes et la puissance
1. Examination etc., ch. xiiî. App. (256) : « This dormancy of ail the possibilities, while, as real possibilities guaranteeing one another, they continue lo exist, constitutes, on the psychological theory, the fact which is at the bottom of the assertion that the body is in existence when we are not perceivinp it ».
2. Examination of Sir W. HamillorCs philosophi/r ch. XVII (380 et suiv.} ; System of logic, iv, il.