‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 172 sur 342 · Ihid., m · texte numérisé non relu

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est l'expression de presque tous les sentiments. Parfois le porc yrogne, parce qu'il est dans une attente agréable, parfois aussi parce qu'il est satisfait de manger ou encore parce qu'il éprouve un certain contentement à chercher sa nourriture. De même, les brebis bêlent sous l'impression de sentiments divers et d'ordinaire peu violents, plutôt sociaux ou maternels, que sexuels. Il faut en dire autant du mugissement des bêtes à cornes. Il en est de même pour les volailles. Les cris du canard ne prouvent autre chose qu'un bien être général; et ceux que les troupeaux d'oies poussent parfois semblent vouloir traduire un accès de sociabilité plutôt que tout autre sentiment. Le gloussement de la poule, qui après la ponte d'un œuf revêt le caractère d'un chant de triomphe, est d'ordinaire une simple marque de contentement. Le chant du coq n'indique, en diverses circonstances, qu'un sentiment joyeux. En tout cas un excès d'énergie nerveuse doit se dépenser de quelque manière, et elle produit parfois une agitation de la queue, parfois une contraction des muscles vocaux i> *.

107. — Morale. — En morale. Spencer professe l'utilitarisme « rationnel », tandis que Mill est partisan de l'utilitarisme « empirique ». D'après Spencer, l'utilitarisme est ralionnel, quand on fait rentrer les phénomènes moraux dans l'évolution générale 2. Notre philosophe cherche donc successivement quelles conditions les actes humains doivent remplir pour être bien dirigés et, par j conséquent, pour être des actes moraux, aux divers points de vue physique, biologique, psychologique et sociologique 3. L'homme réalise l'idéal moral: au point de vue physique, lorsque « son équilibre mobile est parfait ou qu'il s'approche d'une façon extraordinaire de la perfec tion » ; — au point de vue biologique, lorsque « toutes ses fonctions sont arrivées à un degré tel qu'elles sont

i. Mind, 1890, p. 451.

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