Ibid.,l
eux que la joie, dans leurs résultats médiats comme dans leurs résultats immédiats. Telles sont, par exemple, les œuvres d'un artiste de génie, dont les créations sont utiles à leur auteur en même temps qu'elles procurent aux autres de pures jouissances *, etc.. etc..
108. — Classification des sciences. — Spencer divise ainsi les sciences : 1. Sciences qui traitent des « formes » sous lesquelles les phénomènes se révèlent à nous (sciences abstraites) ; — 2. Sciences qui ont pour objets les « phénomènes » eux mêmes. Parmi ces dernières, les unes considèrent les phénomènes dans leurs « éléments » (sciences abstraites-concrètes) ; les autres les envisagent dans leur « totalité » (sciences concrètes). — Au nombre des sciences abstraites. Spencer range la logique et les mathématiques ; au nombre des sciences abstraites-concrètes, la mécanique des masses et la mécanique moléculaire (mécanique, physique et chimie) ; au nombre des sciences concrètes, l'astronomie, l'astrogonie, la géogonie, la minéralogie, la météorologie, la géologie, la biologie. Cette dernière renferme la morphologie, la physiologie, la psychologie et la sociologie.
Cette divison paraît tout d'abord défectueuse par le sens particulier que Spencer donne au mot « abstrait ». Il applique, en etlet , cette expression à un rapport « idéal » qui n'existe jamais parfaitement dans la réalité. Pour lui, par exemple, un mouvement parfaitement rectiligne est abstrait, un angle parfaitement droit est abstrait 2, etc.