‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 179 sur 342 · Natural causes and seemings (London · texte numérisé non relu

Natural causes and seemings (London

sont que « les activités fondamentales de l'intelligence sur des matériaux de plus en plus complexes (sensations, perceptions, idées, etc.) ». Toute activité de la pensée est simplement un exercice spécial de l'attention. Le processus intellectuel tout entier se ramène à trois procédés : la diifférenciation, l'assimilation et l'association. La différenciation s'étend aux fonctions comme à l'organisation. L'assimilation (attraction réciproque et fusion des matières psychiques ) comprend la simple assimilation (classification), la « récognition » et l'assimilation comparative. L'association unit les éléments successifs des représentations*.

117. — George John Romanes — élève de Darwin et l'un des principaux partisans de l'évolutionnisme, marchant sur les traces de son maître, de Spencer, de Sully etc. s'est occupé surtout de psychologie. Son but est de montrer que, physiquement, il n'y a entre l'homme et l'animal qu'une différence de degré, et non une différence essentielle. Il prétend y arriver par sa théorie de la connaissance « réceptuelle j^ et de la connaissance « préconceptuelle » (c'est Romanes qui a introduit ces termes en philosophie). Outre les idées [percepts) «simples», «particulières» ou (( concrètes » (produit de l'imagination) qui sont

1. James Sully : The hooh of mental science (1884) Outlines of psychology ; Mind, 1890, 469 et suiv. ; The Mnnis t, ixxiW. 1H91, 481 et suiv. ; Revue philosophique, 1883, n, 597 et suiv.

l'équivalent mnémonique d'une impression sensible, et les idées (co7î('q:)f.s ou notions) proprement dites générales (idées composées) qui ne sont possibles que par le langage, il faut distinguer les idées [recept.'i) « mixtes», «composées », « complexes >, simplement « génériques », mais non à proprement parler générales, qui peuvent se former sans le secours du langage* et par la fusion de plusieurs impressions semblables dans l'imagination 2. La connaissance « réceptuelle », qui ne suppose pas nécessairement la réflexion et la conscience au sens strict du mot, se trouve aussi chez l'animal 3. Les animaux possèdent même la notion de causalité*. Que la connaissance « réceptuelle » se transforme graduellement et peu à peu en connaissance « conceptuelle », c'est ce que démontrent et la psychologie^ dans l'évolution intellectuelle de l'enfant ^ chez qui la transition de l'une à l'autre de ces connaissances est un fait acquis, et la philologie par l'étude comparée des langues, qui établit paléontologiquemenl la même transition graduelle chez toutes les races humaines"^. Entre l'intelligence de l'en-

1. G. J. Romanes : Mental évolution in man ; Origin ofhuman faculty (1888), 34, 40, 44, 373, 409, 426, 193.

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