Ibid., p
32 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a. COMTE
système de Comte en deux parties, en faisant de la seconde le contre-pied de la première : il ébranle jusqu'aux principes fondamentaux de la première partie elle-même. Et pour commencer par la « loi socioloi,nque», dont Aug. Comte fait la pierre angulaire de son système et qu'il regarde comme sa découverte capitale, Littré veut bien y voir l'expression purement « empirique » et abstraite desfaitS; mais il se refuse à y reconnaître la loi «rationnelle» fondamentale de toute évolution intellectuelle. Il veut lui substituer sa loi à lui, la loi « des quatre àgesw. Dans le premier de ces âges — âge primitif — l'humanité est, d'après Littré, sous l'empire du besoin et de la nécessité ; dans le second — âge de la religion — la morale en se développant produit les premières créations civiles et religieuses; dans le troisième — âge de l'art — le sentiment du beau grandit et « enfante les constructions et les poëmes » ; dans le quatrième enfin, — âge de la science — la raison poursuit la vérité abstraite ^ D'ailleurs, même en affirmant que la « loi des trois états » est inattaquable en tant que loi « empirique >., Littré se contredit sans s'en apercevoir. En effet, il dit expressément qu'Aug. Comte, dans sa seconde période, est revenu de la méthode positive à la méthode subjective et métaphysique ; que de la phase anti-religieuse de sa maturité philosophique, il est retombé dans la phase religieuse. Or, cette marche en arrière est, dans l'hypothèse