‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 185 sur 342 · i&id · texte numérisé non relu

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^orte que tout le règne végétal et tout le règne animal viennent chacun d'un seul type primitif, des types primitifs sont pour lui les monères, •c'est-à-dire des mucosités dépourvues de structure, assez semblables au fameux « Bathybius » découvert par Huxley *. La monère elle mémo «st le produit d'une génération primitive.

L'argument capital invoqué parHaeckel en faveur de ces affirmations, est celui-ci: Il n'y a qu'une alternative : ou bien la foi aveugle à la création, ou bien la théorie scientifique de l'évolution. Or, pour quiconque est versé dans les sciences naturelles, le doute ne saurait exister^*

1. Le Bathybius découvert en 1868 par Huxley et nommé Bathybius Haechelii ne tarda pas à être reconnu simplement pour « un amas de mucosités, que les éponges «t certains zoophytes laissent écliapper quand leurs tissus sont froissés par le contact des engins de pèche » (Milne- Edwards, dans la séance de l'Institut, io octobre 1882).

En 1873, au Congrès de l'Association britannique tenu à Sheftîeld, Huxley, l'heureux inventeur du Bathybius, annonça lui-même plaisamment, à la grande hilarité de ses auditeurs et d'un ton tragico-comique, la fin de sa trouvaille (Voir E. Braun, La logique de l'absolu, 1887, p. 132 et suiv.). Un trait qui montre la compétence scientifique de certains évolutionnistes positivistes, c'est que le « Bathybius Haeckelii » était mort depuis longtemps, de l'aveu même de son inventeur, qu'ils continuaient à y voir un fait scientifique absolument irrécusable. Citons par ■exemple parmi les positivistes italiens, les FF.-. S. F. de Dominicis [La dottrina delV evoluzione, ii vol., 1881, p. 186), et A. Angiulli [La filosofia e la scuola; 1888, p. 293).

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