‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 186 sur 342 · Anlhropogenie, 406, 401 ; Freie Wtssenschaft · texte numérisé non relu

Anlhropogenie, 406, 401 ; Freie Wtssenschaft

Depuis que la doctrine géocentrique est reléguée au nombre des erreurs, il faut y renvoyer aussi la doctrine anthropocentrique, les théories téléologiques et les preuves habituelles en faveur de l'existence de Dieu et de la Providence*. Pour faire triompher ses théories qui, d'ailleurs, ne s'appuient jamais sur la moindre preuve expérimentale, Haeckel affirme la nécessité d'une continuelle compénétration des méthodes empiriques et des « considérations philosophiques » ^, et il veut que, pour juger avec compétence en matière d'évolution, on possède, outre une connaissance nécessaire des sciences naturelles, ce qu'il appelle « l'entendement philosophique » ^. Cet entendement philosophique, il ne l'accorde en réalité qu'à ceux qui, dès le principe, sont disposés à accepter ses idées comme des dogmes inébranlables, sans exiger des preuves suffisantes empruntées aux sciences naturelles *.

Au point de vue spécifiquement philosophique, Haeckel enseigne ce qui suit. Toute la nature est animée, « pénétrée d'un esprit divin » ^. La force et la matière sont, par leur inséparable union, les deux principes primitifs de toute existence ^.

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