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Der Haechelismus in der Zoologie, p

il (Haeckel) fait reproduire trois fois la. même gravure (dans la Natûrliche Sch'ôpfungsgeschichte, 1" édit., p. 242,) en l'attribuant tantôt à l'homme, tantôt au singe, tantôt au chien », Hamann ajoute que son niaitre a recouru (p. 2i8) au même artifice pour les embryons de l'homme, du singe et du chien *.

Haeckel cherche à atténuer la sévérité, d'ailleurs très juste, des jugements portés sur lui par les savants que nous venons de citer et par d'autres encore, en contestant leur compétence scientifique. Il a réussi par là à faire une certaine impression, du moins sur la foule incapable de juger par elle-même. Mais, lorsque la dernière édition de l'Anthropogénie de Haeckel a paru, on a pu voir ce que l'on pense, parmi les savants réellement compétents, de la controverse soulevée entre le professeur d'Iéna et ses adversaires. Un savant anglais s'exprime ainsi : « La partie la moins satisfaisante du livre est celle qui traite de l'embryologie humaine ^, Aucun effort n'y est tenté pour expliquer les premières périodes du développement; les difficultés spéciales du problème sont absolument ignorées; on y parle delà

1. 0. Hamann, Entwickîungslehre undJDarîoinismus; einekritische Darstellung der modernen Entwickîungslehre und ihrer Erklarungsversuche mit hesonderer Berûckstchtigung der Stellung des Menschen in der JVafur (léna, 1«72, p. 26).

2. Or cette partie du livre de Haeckel est précisément, comme le lecteur Taura remarqué, la partie capitale du système de l'auteur.

« gastrula » humaine avec autant d'assurance que si un tel état existait en réalité ; le développement des divers organes et des divers systèmes d'organes est trop souvent expliqué par l'analogie avec d'autres animaux. En se fiant aux descriptions du Prof. IlaecUel, on se formerait une idée entièrement fausse de l'évolution réelle de l'embryon humain ».

Après avoir fait observer que depuis dix ans, la science de l'embryologie a fait d'immenses progrès, le critique conclut ainsi : « Ces grands progrès, nous en sommes redevables presque entièrement aux travaux des embryologistes allemands, et surtout au magnifique ouvrage du Prof. His. Dans son volume, le Prof. Haeckel se permet plus d'une fois d'attaquer le Prof. His; mais c'est à lui pourtant qu'il doit les seules figures réellement bonnes qu'il donne pour l'embryologie, et il aurait bien amélioré son livre s'il avait étudié avec plus de soin les admirables descriptions du professeur de Leipsig. Il est fort regrettable qu'on publie ainsi un livre de 900 pages, intitulé Anthropogenie oder EntM'icklangsqeschichte des Menschen, pour y exposer d'une manière si incomplète ou même si erronée l'évolution actuelle de l'embryon humain » *.

1. No attempt whatever is made to explain the earlier stages of development ; tlie spécial difficulties of the problem are absolutely ignored ; the human gastrula is spoken of in a confident way, as though such a stage really existed ; and the accounts of the development of the several organs and Systems are too often taken from other

Les « espèces systématiques » actuellement admises en zoologie et en botanique concordentelles avec les « espèces naturelles ^>, on peut différer d'avis sur cette question, sans être pour cela partisan du transformisme. On peut admettre comme une hypothèse vraisemblable que, pour plusieurs des variétés de ces espèces « systématiques», il y a eu évolution de Furie à l'autre. Mais cette hypothèse, toute vraisemblable qu'elle soit, ne saurait nullement être invoquée à l'appui de l'affinité phylogénétique générale.

Publications. On trouvera un aperçu très complet des publications relatives au darwinisme dans le livre de J. W. Spengel: Die Darwin'sche Théorie, Verzeichniss der ilber dieselbe in Deutschland, England u. s. w. erschienenen

animais. A student who relied on Prof. Haeckel's descriptions would obtaiii an enlirely erroneous idea of the actual course of development of the human embryo... For this great advance we are endebted almost entirely to the labours of German embryologists, and notably to the splendid work of Prof. His. Prof. Haeckel bas in bis volume many hard things to say of Prof. His, but is indebted to bim for the only really good figures of human embryos which he gives, and would hâve materially improved his book hadhe studied more carefully the admirable descriptions of the Leipsig Professer. It is a matter for great regret that a book of 900 pages, baving for its title, « Anthropogenie oder Entwicklungsgeschicbte der Menschen » sbould be allowed to appear, in which the account of the actual development of the human embryo is inadéquate or even erroneous. — (Revue Nature, n° 11, 11(51, 24 mars, 1892; p. 483).

Schriften und Aufs'dtze (2' édit., Berlin, 1872) avec l'Appendice: Die Fortschritte des Damvinismus (n" \, 1874; n° 2, 1875; n° 3, 1879; Cologne et Leipsig). Jos. Huber donne un utile résumé critique de la question du darvvinisme, dans l'ouvrage intitulé : Die Lehre Darwins kritisch betrachtet (1871). La théorie darwiniste est exposée en détail par A. Wigand, Der Darwinismus und die N aturforschung (1876- 77 ; 3 vol.). BM. von Hartmann a fait, en se plaçant à son point de vue particulier, une critique très pénétrante du darwinisme, dans Wa,hrheit und Irrthwni im Da.rwinism.us (1875). G. von Hertling [Ueber die Grenzen der mechanischen Naturerklarung ^ 1875) examine le darwinisme au point de vue catholique. On trouvera des appréciations plus récentes de la doctrine transformiste étudiée au même point de vue dans A. Jakob, Der Mensch, die Krone der irdischen Schbpfung (1890, pp. 75-122), dans J. Diebolder, Dai^win's Grund'princi'p in der Ahstarmnungslehre (St Gall, 1890) et dans 0. Hamann, Entwicklungsgeschichte und Darwinismus (1892). L'ouvrage de J. H. Fabre [Souvenirs entomologiques, 4 vol., 1875-1891) et celui d'E. Wasmann [Die zusammengesetzten N ester und gemischten Kolonien der Ameisen, 1891) présentent d'excellents points de vue pour l'appréciation de la théorie darwiniste de l'évolution.

E. LE SECULARISME *.

122. — Le sécularisme. — Le sécularisme peut être regardé comme le positivisme pratique. Il doit son origine, d'une part à Thomas Paine, à Rich. Carlile, à Jer. Bentham, à James Mill, à Rob. Owen et à Georges Combe, — d'autre part, à Aug. Comte, à J. St. Mill et à Lewes. C'est la forme que l'incrédulité prend le plus ordinairement dans la classe ouvrière anglaise. Sa maxime est qu'il faut s'occuper surtout, sinon exclusivement, des choses « du siècle » (d'où le nom de sécularisme), puisque les choses de l'autre vie ne sont rien moins que certaines.

George Holyoake, le principal auteur de ce mouvement, est un athée : mais il n'exige pas de ses adhérents la négation formelle de Dieu. « Ignorer Dieu, ne point le nier », telle est sa maxime. Il n'y a qu'à ne point se préoccuper de religion et de spiritualisme : la moralité (utilitarisme) doit remplacer la religion. L'homme doit être sa providence à lui-même. La prière est inutile. L'unique souci est de bien régler la vie présente. L'avenir est incertain, etc., etc.. Au contraire, le chef de l'autre parti séculariste, Charles Bradlaugh, mort récemment (1891 ) et qui refusa, on le sait, de prêter serment à la Chambre des

i. On trouvera un exposé authentique du mouvement séculariste en Angleterre, dans Flint : -^ nti-theistic theo^ Hes (London, Blackwood ; 2« édit , 1880 ; pp, 211, 508).

Communes, exige que les adeptes du sécularisme fassent expressément profession d'athéisme.

Les sécularistes anglais font une propagande extraordinaire par la presse et par la parole. Contentons-nous de mentionner leurs journaux : The oracle of reason (paru de 1841 à 1843) ; The investigator (à partir de 1842); The inovement (succéda à rO?-acZe en 1843); The national reformer ; The secular review ; Thelibei'al; The 7^easoner. L'œuvre capitale de Holyoake a pour titre : The trial of theism (1858). Charles Bradlaugh, le président de ia National secularist Society, a publié une foule de pamphlets athées. En outre, les sécularistes aiment à tenir, dans les villes, des réunions publiques oii ils attaquent le théisme et le christianisme ; et, s'il en est besoin, ils recourent à des affiches pour préparer l'opinion.

Holyoake a soumis les statuts de la Société séculariste à J. St. Mill, qui les a approuvés. On ne peut apprécier exactement l'extension du mouvement séculariste : une chose certaine, c'est qu'elle est considérable.

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