‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 198 sur 342 · Cité dans la Revue philosophique, 1877, 18 et suiv · texte numérisé non relu

Cité dans la Revue philosophique, 1877, 18 et suiv

critique des Allemands, la méthode même de l'histoire naturelle*. — —

Dans le domaine philosophique, c'est lui qui,, entre tous les positivistes, a le plus contribué à ébranler la puissante influence que l'école éclec- \ '\ lique-spiritualiste conservait dans l'enseignement public. Dès 1856 il prenait vivement à partie les / principaux représentants de cette école par son -^ volume intitulé : Les philosophes classiques du XIX" siècle. Aussi Bourget l'appelle-t-il un hardi destructeur des idoles de la métaphysique officielle 2. Plus tard, dans son livre De rintelligence (4872; une cinquième édition a paru en 1888), Taine établissait une psychologie purement empirique dont l'esprit a pénétré la philosophie française. Pour montrer quelle importance les positivistes attachent à ce livre, il suffira de citer ce témoignage de Mill : « Le livre de Taine est la première tentative sérieuse que l'on a faite en France pour remplacer la psychologie officielle par quelque chose de meilleur. Il révèle une vigueur, une précision et un esprit scientifique que, depuis longtemps, nous cherchions inutilement dans les livres de psychologie publiés en France » ^.

1. Taine a exposé ses vues soit dant de nombreux articles historiques et littéraires, soit dans des ouvrages plus ou moins importants : parmi ces derniers signalons l'Histoire de la littérature anglaise ; la Philosophie de l'art; la Philosophie de Varl en Italie (1866), dans les Pays-bas (1868; et en Grèce (1869).

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