Dissertations and Discussions, iv, 117 et suiv
312 ÉCOLES INDÉPENDAMES
124. — Théories de Taine en psychologie. — Kn psychologie, Taine se rattache étroitement à J. St.Mill, sur la philosophie duquel il avait, du reste, publié une étude *. Pour lui, comme pour le philosophe anglais, le monde extérieur n'est que la «possibilité permanente» et, ainsi qu'il ajoute afin de compléter sa pensée, «la nécessité des sensations» -; le « moi» n'est qu'une série d'états de conscience ^ ; etc. Mais, à la différence de St.Mill, il veut fonder sur la physiologie son système sensualistc-idéaliste. Il affirme — et celte affirmation est très caractéristique pour ses théories psychologiques — il affirme que notre connaissance n'est qu'une «hallucination vraie»*. Ce paradoxe est le thème fondamental qu'il discute dans son œuvre tout entière. — 11 analyse le j)^'Ocessus de la connaissance d'abord psychologiquement, puis physiologiquement pour supprimer ensuite, en se plaçant à son point de vue sensualiste, toutes les entités métaphysiques, substance, esprit, matière, force etc., et ramener enfin toute existence à des faits ou, à des relations qui, intérieurement, apparaissent comme états psychiques, et extérieurement, comme jmojivements moléculaires^.
Psychiqueraent, la connaissance commence
i. Le positivisme anglais, étude sur St.Mill, 1864.