INTRODUCTION
de « positivisme » . Les chefs du positivisme (Comte, Littré, Lewes, etc.) l'ont affirmé : ce qui constitue le positivisme, c'est moins tel ou tel point de doctrine, que l'emploi de la « méthode positive ». Or, tous les représentants des doctrines dont nous allons parler déclarent, sans exception, se rattacher à la «méthode positive»' telle qu'Aug. Comte l'a comprise. Tous protestent: qu'ils veulent exclure les a priori de la scolastique, de Kant, de Hegel et d'autres, pour construire uniquement d'après la pure méthode « scientifique » sur le fondement « des réalités de l'expérience ».
D'ailleurs, même au point de vue de la doctrine, il est absolument impossible de préciser une ligne de démarcation entre les philosophes généralement reconnus comme positivistes, et les divers tenants de ces autres systèmes dérivés. Entre les disciples de l'école même d'Aug. Comte (Littré et Lafiitte, Harrison et Congreve, Nystrom et Lemos) il y a parfois une différence bien plus grande qu'enfre tel ou tel d'entre eux et les représentants des systèmes indépendants de cette école.