Ibid., i, 322, 384 ; n, 391 et suiv
des simulacres et des tendances produiraient-ils autre chose que des hallucinations?
« Kant n'est rien, comparé à cet exterminateur (M. Taine).., M. Taine n'est pas le sceptique qui ébranle ; il est dogmatique, pour ruiner non | seulement toute religion, mais toute croyance. Au milieu des idées qui nous semblent les plus élémentaires et les plus consacrées, il s'ingénie et s'escrime avec le scalpel, avec le microscope de MM. Vulpian, Bichat, Moreau, comme un bœuf chez un faïencier, comme Samson parmi les Philistins. Rien ne reste debout du temple où se sont agenouillées tant de générations; il secoue l'esprit humain, l'abat, le foule, l'anéantit, n'y laissant rien pour vivre et pour espérer. Yous voulez donc désoler le monde? lui crient tout éperdus les mystiques et les spiritualisles. — Je veux la vérité, répond tranquillement le philosophe 1 ».
Comme un trait caractéristique de l'influence «xercée par H. A. Taine, citons encore l'aveu de l'auteur de La bête humaine, Em. Zola, qui aî- i firme avoir appris de ce philosophe la méthode toute réaliste d'après laquelle il écrit ses romans.
B. Th. RiBOT ET l'école psycho-physiologique française.
En France, actuellement, le mouvement positiviste se révèle surtout dans le domaine de la
1. Dupont - White, Mélanges philosophiques. Pans, 1878; pp. 367. 375 ; cité dans la Revue philnso/ihigue, vil (1878, il, 581.
physiologie. Une nombreuse école, composée en grande partie de médecins et de physiologistes, cherche à expliquer tous les phénomènes psychiques j3ar la seule physiologie. Elle s'efforce d'atteînïré^ ce ^t principalement par l'étude desL états psychiques anormaux, qu'elle observe dans leTljas d'aliénation mentale , d'hystérie, de somnambulisme, d'hypnotisme, etc. Le Grand dictionnaire universel du XIX^ Siècle *■ dit à ce sujet : « C'est à cause de cette méthode anatomo-clinique que la physiologie est aujourd'hui entrée en pleine psychologie, et qu'en réalité il ny aplus guère de psychologie -proprement dite, mais une seule et même Psycho-physiologie. Nous devons également signaler l'heureuse intervention dans ce champ d'études physiologiques des nouvelles théories de Brown-Sequard, (Dynamogénie et Inhibition) et de l'hypnotisme scientifique ». Pour mieux juger des tendances de cette école psycho-physiologique, étudions d'abord le principal de ses représentants en philosophie, Th. Ribot. Nous parlerons ensuite des écoles médicales de Paris et de Nancy, qui se sont occupées de l'examen des phénomènes hypnotiques et des faits qui s'y rattachent. Nous dirons enfin quelques mots des médecins qui représentent avec le plus de succès le mouvement positiviste en physiologie.
126. — TJi.Ribot. — Comme la plupart des partisans de^ l'école psycho-physiologique, Th.