‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 212 sur 342 · Revue scientifique, 1877, ii · texte numérisé non relu

Revue scientifique, 1877, ii

lors nous n'avons afTaire qu'à la matière et non aux causes premières ou à la force vitale directrice qui en dérive. Ces raiises nous sont înaiCcessibles. Croire à autre chose, c'est commettre une erreur de fait et de doctrine ; c'est être dup& de métaphores et prendre au réel un langage figuré... Tout phénomène vital a un déterminismerigoureux, et jamais ce déterminisme ne saurait être autre chose qu'un déterminisme physicochimique )' *.

Les citations précédentes, dans lesquelles Cl. Bernard expose exprofesso sa doctrine du « déterminisme », sont tellement marquées au cachet du positivisme qu'on aurait pu les attribuer à Littré lui-même dont « l'Immense » est également un « Inconnu au delà de la prudence scientifique ».

Il est vrai, pourtant, que dans ses explications sur la « force vitale directrice », qu'il appelle aussi « puissance d'organisation » et « force évolutive de l'être », et sur la « finalité », Cl. Bernard admet l'existence de la cause première et de la cause finale. Mais il ajoute : « Suivant moi, elles se confondent l'une et l'autre dans un inaccessible lointain »^. Plus loin il reprend : « En ramenant la cause finale à la cause première, le physiologiste Fécarte de son domaine, c'est-à-dire de la science active, pour la rattacher à la science spéculative, à la philosophie »^.

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