Ibid
En s'appuyant sur ces explications et sur d'autres du même genre, on pourrait croire avec E. Caro* que si Cl. Bernard déclare que les problèmes métaphysiques sont « inaccessibles », ■c'est uniquement pour la méthode des sciences physiologiques ou des sciences exactes, et non point pour la connaissance humaine en général. Mais ses déclarations « formelles » ne laissent pas le moindre doute sur ce point : il nie toute connaissance « certaine » et, par conséquent, tout « savoir » véritable se rapportant à des objets « métaphysiques », c'est-à-dire, d'après ses théories, à des objets que les méthodes de la science ne peuvent pas atteindre. « Toute science digne de ce nom », dit-il, « est celle qui connaissant les lois précises des phénomènes, les prédit sûrement et les maîtrise quand ils sont à sa portée. Tout ce qui reste en dehors de ce cara-ctère n'est qu empirisme ou ignorance^ car il ne saurait y avoir des demi-sciences ni des sciences conjecturales »^. « En réalité, on ne peut être spiritualiste ou matérialiste que par sentiment \ on est physiologiste par démonstration scientifique ))^. Les problèmes métaphysiques, il les appelle les « sublimités de l'ignorance »*. Pour lui, les théories vitalistes ou purement mécaniques de la vie ne sont que des « conceptions exclusives