‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 221 sur 342 · Ihid., m · texte numérisé non relu

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combien la physiologie du système nerveux est encore pleine d'obscurité et d'incertitude, restent tellement insuffisantes à expliquer par des causes purement organiques ou mécaniques l'apparition des phénomènes psychiques et, en particulier, le phénomène fondamental de la conscience ,. qu'elles font naître bien plutôt chez un lecteur réiléchi une conviction absolument contraire. Il en ressort avec évidence qu'il est impossible d'expliquer la conscience par un procédé mécanique.

La foi môme au surnaturel, que, par l'étude des phénomènes hypnotiques, ils ont voulu ramener à une simple question du domaine des sciences positives, n'a pu être sérieusement ébranlée. Car, que le mécanisme, pour ainsi dire^ de l'action psychique, « suggestive », soit en substance le môme — qu'il s'agisse de l'intervention de Dieu, de celle des espritsbons ou mauvais, ou de celle des hommes — on pouvait le prévoir et s'y attendre. Mais, malgré cette analogie du mécanisme de l'action psychique, il y a des critères bien suffisants pour distinguer sûrement l'intervention divine de celle des démons ou des hommes. N. S. Jésus-Christ lui-môme nous a indiqué le principal de ces critères, quand il a ait: Ex fructibus eorum cognoscetis eos. Ei à ce point de vue des « fruits » ou des effets produits, la différence entre les phénomènes proprements dits surnaturels et leurs contrefaçonsdémoniaques ou hypnotiques est tellement frappante qu'il faut, pour les confondre entre eux^

tout le parti pris et tous les préjugés de la science. L'intervention d'un agent vraiment surnaturel a pour résultat de fortifier rhomme, de le transformer et de l'élever au-dessus de ses forces naturelles, de lui communiquer une puissance nouvelle et plus haute qui lui permet d'exercer à son tour une influence analogue sur ses semblables. Les actions hypnotiques se bornent tout au plus à une influence salutaire sur la nature physique de l'homme. Mais bien souvent, en outre, selon le caractère de l'agent auquel on a recours, cette action entraîne avec elle les conséquences morales les plus déplorables pour celui qui en est l'objet, conséquences qui le rendent impropre aux devoirs d'une vie bien autrement noble, la vie morale.

De plus, il est des interventions surnaturelles qui restent toujours, par leur substance même, incontestablement au dessus et en dehors de toutes les forces purement naturelles. Qu'il nous suffise de signaler, par exemple, la résurrection d'un mort, et certaines guérisons de maladies ou d'infirmités déclarées absolument incurables même par la science positive de nos contemporains.

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