‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 224 sur 342 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

l.lbid., p. 168 — Avant son livre intitulé Vlnconnaissable... E. de Roberty a publié divers travaux : La ■sociologie (1881); L'ancienne et la nouvelle philosophie; Essai sur les lois générales du développement de la philosophie {\ 881). Il se propose de faire paraître encore: L'hypothèse en philosophie ; Les sciences abstraites; Les philosophies particulières de la science abstraite ; La philosophie générale des sciences.

damentale, d'après laquelle la philosophie doit être runification de la science. Il reproche à la théorie évolutionniste de Spencer de manquer d'unité. « Comme l'ont bien vu la plupart des critiques, elle laisse l'esprit en présence de trois termes dont le lien échappe : d'abord un inconnaissable, puis deux séries de faits connaissables (faits physiques et faits psychiques), dont la seconde vient s'ajouter on ne sait comment à la première » ^ Si l'évolutionnisme, tel que Spencer le présente, manque d'unité; s'il a même abouti à des conlradiclions, en sorte qu'on a pu y reconnaître tour à tour le panthéisme, le spiritualisme, le matérialisme, le criticisme, le positivisme et l'agnosticisme, c'est qu'il a entièrement « éliminé du nombre des facteurs primitifs et actifs de l'évolution, les facteurs de l'ordre mental ». Son évolutionnisme est ainsi devenu exclusivement mécanique, il a conduit à l'absurde théorie de l'homme automate, d'après laquelle les états de conscience, les idées ne seraient que des « reflets des processus nerveux sans aucune efficacité, des épiphénomènes oisifs » ^.

A l'évolutionnisme mécanique transcendant de Spencer, partagé en sens contraires. Fouillée oppose son propre système qu'il appelle « Philosophie des idées-forces », « évolutionnisme vraiment moniste, mais immanent et expérimental» "*.

Page 1