‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 225 sur 342 · IMd., p. XI · texte numérisé non relu

IMd., p. XI

l. — LE POSITIVISME INDÉPENDANT EN PHILOSOPHIE 34T

En réalité, continue-t-il, les facteurs de l'ordre mental sont des facteurs primitifs ^ « La vie et la conscience ne peuvent être une simple transposition d'atomes stupideset morts dans l'espace et dans le temps ; ce n'est pas en changeant de place des petits cadavres infinitésimaux, de façon à mettre l'un à droite, l'autre à gauche, qu'on engendre la vie, surtout la vie qui se sent ellemême » 2. « Comment donc la pensée pourraitelle venir du mouvement comme tel » ^ ?

Oui, les facteurs psychiques sont des facteursprimitifs, comme les facteurs physiques, puisque les premiers se ramènent à « l'appétition » et constituent ainsi « l'intérieur » des seconds. Ce sont donc en réalité les seules « forces », car « mécaniquement il n'y a point de forces, il n'y a que des mouvements et des formules mathématiques exprimant la succession de ces mouvements. L'efficacité, la causalité efficiente, l'action^ la force... ne peuvent être conçues que comme

1. Pour Fouillée, comme pour Ribot, Wundt et plusieursautres, l'élément psychique fondamental est l'élément «ppéfitif, ajffectif, qu'il regarde comme inséparable de 1 élément émotionnel. {Ibid., pp. xxix, xlvi, 233). Touteconscience se réduit, en définitive, à vouloir {Ibid., xxxix suiv.). a L'action appétitive constitue la vie même, et la volonté est constante, sans véritables intermittences », [Ibid., xLiv). Fouillée appelle son système. VEvolulionnis't/ie des idées-forces, par opposition à la théorie des idées-reflets, des idées-ombres de Técole évolutionniste anglai.-^e. [Ibid. xi, xv, xxxvii).

Page 1