Principes de philosophie positive, p. H
38 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES D'a. COMTE
extension, une branche de la physiologie *. La pensée est inhérente à la substance nerveuse, comme la pesanteur est inhérente aux corps -. « En effet, la raison ou jugement est la fonction par laquelle les cellules cérébrales, ayant élaboré les impressions en idées, les combinent suivant des rapports qu'on nomme logiques, et qui sont l'expression fonctionnelle des propriétés des cellules » ^. (On ne peut être plus matérialiste). — Il n'y a pas de véritable libre arbitre. Si l'on connaissait toutes les circonstances des actes humains, ils nous apparaîtraient comme aussi nécessaires que les phénomènes physiques. Somme toute, c'est le motif le plus fort qui, infailliblement, nous détermine *. La moralité est la « beauté » d'un acte, beauté indépendante delà liberté ^. La responsabilité elle-même existe sans la liberté; elle n'est autre chose que la « faculté » de recevoir une punition pour un acte regardé comme une faute, ou une récompense pour un acte regardé comme méritoire. Les punitions et les récompenses sont des moyens d'éducation*^.
14. — La Morale. --Littré cherche à établir la Morale uniquement sur la biologie (physiologie). Tous les phénomènes moraux, dit-il, viennent d'une double source, l'instinct de la nutrition, et