‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 25 sur 342 · La science au point de vue philosophique, p · texte numérisé non relu

La science au point de vue philosophique, p

radhcsion commnndée par cette identité s'appelle (( preuve )^ ; dans Tordre pratique, elJe se nomme « devoir). *. « Justice n'est pas autre chose que la dérivation d'un fait purement intellectuel, extrêmement simple, véritablement intuitif, celui qui constate l'identité de deux objets »^, Littré combat l'utilitarisme des philosophes anglais : il y a,, dit-il, certaines choses d'une utilité évidente, qui ne sont ni justes ni injustes; par conséquent «utile» et «moralement bon» ne sont pas des notions identiques-^. Il condamne aussi les théories évolutionnistes et leurs explications de la morale *.

Comme c'est sur le terrain de la morale que combattent surtout aujourd'hui les systèmes philosophiques, on nous permettra de citer au moins quelques lignes de Littré. ^ Il y a », dit-il, « deux principes de morale, Tégoïsme et l'altruisme. Le premier, représentant les besoins, est un principe de conservation individuelle ; le second , représentant la sexualité, est un principe d'expansion hors de l'individu. Tous deux ont pour point de départ l'action de la substance vivante sur le cerveau par l'intermédiaire des nerfs. Ainsi considérés, égoïsme et altruisme ne sont que des

1. La science au point de vue philosophique, p. 491 : Philosophie posilive, vi, IG'.-IIS.

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