Ibid., III
qu'on les conçoit vulgairement, ne sont pour ainsi dire «que des images* jetées sur le métier à tisser de notre esprit » -, comme « un monde idéal préparé en vue de la conscience^», et du commerce intellectuel de la pensée *. Ces créations de notre pensée n'ont pas d'autre valeur que celle de postula,ta, et d'hypothèses plus ou moins utiles, de maximes directrices, de principes heuristiques^, etc. Elles peuvent bien être l'objet de la a foi » ^, mais non pas celui d'une science positive. Elles sont exposées à être désavouées'. La vérité ne consiste point dans la conformité de la connaissance avec l'objet en luimême, mais dans la conformité avec cette conception normale, « qui équivaut à une conception objective», et qui se retrouve à peu près identique chez tous les hommes bien organisés. « Les jugements ordinaires d'appréciation sui-' vent le cours de ce qui prévaut selon les temps et les lieux »^.
Monde et esprit. — Pour un positiviste, le monde « n'est qu'un ensemble de réalités et de possibilités de sensations et de perceptions, lequel ensemble a, pour chaque être sentant, la