Ibid., III, 25 et suiv,, compareri, 267 et suiv
durée et l'étendue de cet être lui-même » * ; — c'est « un résumé de relativités et de représentations » -. « Le moi n'est pas une substance transcendante ; il n'est et il ne continue à être que par les combinaisons réelles et possibles du présent et de l'avenir >•> ^. L'esprit naît avec la sensation et par opposition avec la sensation^. La substance matérielle est une fiction ; la substance immatérielle, formée de la substance matérielle par voie de négation, est, pour ainsi dire, une fiction de second ordre ^. L'absolu ou Dieu est «un idéal librement imaginé suivant le besoin» ". Toutes nos conceptions d'êtres supra-sensibles et transcendants ne sont que fictions et imaginations'.
Bref, la théorie de Laas « n'admet aucun sujet, si ce n'est par opposition au monde». Elle ne voit dans le monde que « l'objet relatif commun à tous » ; elle lui refuse toute existence indépendante qui provoquerait sans cesse cette question toujours restée sans réponse : comment l'existence du monde nous est-elle connue ? Ce monde, Laas le met préalablement au fond de la conscience. Ces deux choses, la perception du monde et le sujet apparaissent simultanément ;