Ibid
o. Ibid., p. XI, 106.
moins commencer par la fin) *, — mais dans les modifications du « corps » et, respectivement, de l'organe central des nerfs, et dans les énonciations ou manifestations correspondantes à ces modifications (connaissance et volonté) considérées dans leur dépendance du milieu environnant 2. Et, de fait, en se plaçant au point de vue empiricocritique, c'est-à-dire au point de vue de l'expérience « pure », soustraite à toute immixtion de la métaphysique, le « moi » et le « milieu », le « moi expérimental » et le « milieu expérimental » apparaissent, dans toute expérience, comme primordialement et inséparablement coordonnés. Dans cette coordination le « moi expérimental » est le terme constant (de la relation); tandis que l'élément du milieu contenu dans cette même coordination forme le terme variable (de la relation). Cette coordination, Avenarius la nomme la « coordination primordiale empirico-critique M 3.
1. A\ena.Tius, Krilik der reinen Erfahrung, 1, pp. vu etsuiv.; Der menschliche Weltiegri/f, 132.
2. Der menschliche Weltbeqriff, 4, 19; Eritik der reinen Erfahrung, u 3 et suiv.
3. Der menschliche Wettbegri/f, 83 et suiv. — En vertu de sa méthode descriptive qu'il admet seule par opposition à la méthode déductive (fondée sur le rapport de causalité entre le monde extérieur et la connaissance), Avenarius pousse si loin cette coordination relative du moi et du milieu qu'il se refuse, d'une part, à reconnaître la pensée pour une chose « interne » [Ibid., p. 31) et qu'il dit, d'autre part, que prétendre préciser en lui-même, positivement ou même négativement, par
Toutes les divisions • métaphysiques », toutes les distinctions établies entre le monde interne et le monde externe, entre le sujet et l'objet, entre l'àme et le corps, entre l'esprit et la nature, etc., toutes les théories du monde et toutes les philosophies (animisme, réalisme, panthéisme, matérialisme, scepticisme, idéalisme, etc.) qui reposent sur ces distinctions ne sont que des variétés « logiquement insoutenables » * du concept naturel du monde - que nous venons d'exposer, « des déterminations erronées de l'expérience » ^. La source générale de toutes ces erreurs est dans le procédé « dintrojection » qui cause ces divisions et ces multiplications, grâce auxquelles on échange des « valeurs primitives et simples contre
la pensée ou parle raisonnement, un élément quelconque du milieu, c'est vouloir « déterminer et préciser l'inconcevable » [Ibid., p. 131). Il ajoute qu'on ne saurait arriver à la conscience de « l'objet ». par une causalité quelconque que l'objet exercerait sur Thomme. La subordination de la connaissance et de la volonté aux modifications du système nerveux n'est pas un rapport physique de fonctions, mais uniquement un rapport « logique » [Ibid., 127 et suiv., 19). La pensée elle-même n'est point, comme le suppose l'hypothèse de l'àme, quelque chose d'interne, a qui réside en nous, qui y commande » ; elle n'est point tt une autre moitié ou une autre partie de nous-mêmes », elle n'est qu'un produit: ce n'est même point une fonction physiologique, mais simplement « un état du cerveau » (Ibid., p. 76). Le concept naturel du monde ne connaît que des éléments homogènes.