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universel constant, entièrement débarrassé des concepts variables, métaphysiques des corps*. Ce pur concept universel n'est « primordialement rien autre chose que la forme verbale de ce que le concept actuel du monde contient lui-môme sous la forme de l'intuition » ^.
Dans son livre intitulé Critique de Vexpérience pure (Kritik der reinen Erfahrung , 2 vol., 1888 et 1890), où il prétend rester indépendant de tout système philosophique déterminé, mais oii, en réalité, il se laisse guider secrètement par sa théorie du concept du monde que nous venons d'exposer, Avenarius essaie de fonder suivant une méthode exacte et mathématique la science des processus psychiques dans.leurs rapports avec les excitations venues du milieu environnant. Dans ce but il établit l'équation des « résultats définitifs » de ces excitations, des « valeurs E » (connaître, agir et vouloir) entant que « dépendantes » des modifications produites sur « l'organe central des nerfs », sur le « système C *, et il cherche à la résoudre au moyen de formules et de déductions strictement mathématiques. Ces modifications de l'organe central, il les considère comme des « affirmations » du corps s'affirmant lui-même, en vertu du principe de la conservation vitale, en face des « menaces » qui se révèlent par les modifications du milieu environnant (valeurs R) ^. L'équilibre dé-