Kritik der reinen Erfahi^ng , i, 57 et suiv
truit dans le système C par ces excitations, se rétablit par une compensation de la différence vitale dont la connaissance et l'action sont des cas particuliers. Cette compensation produit une modification du système nerveux qui se développe en s'afiirmant ainsi lui-même.
Dans un précédent travail qui a pour titre Philoso'phie als Denken der Welt gemass dent Princip des kleinstens Kraftm'àsses (1876), A.venarius avait déjà établi le principe de la moindre dépense de force, qui soit possible, comme la règle à suivre pour penser juste, — puisque l'examen de la pensée au point de vue de la « vérité » n'aurait aucun sens dans son hypothèse que nous ne pouvons atteindre les objets en eux-mêmes. Somme toute, la philosophie, qu'il considère comme un simple procédé d'adaptation, reste pour lui non pas la « connaissance », mais seulement la « pensée » du monde. Notre expérience elle-même, dit-il, « ne nous apprend pas ce que .sont le monde extérieur et l'être en général, mais comment nous les jjensons » *. Aussi ne cherche-t-il nullement à « construire » une théorie objective et métaphysique du monde ». mais seulement un concept du monde. Il veut résoudre non point le « problème du monde », mais « l'énigme du monde » -, en retirant tout fondement aux problèmes métaphy-
1 Vierteljahrsschrift fur icissenschaflHche Philosophie, 1877, I, 480 ; voir aussi Ibid., 1887, 177 et suiv. 2. Dermenschliche Weltbegriff', 3, 101.
siques qui, d'après lui, reposent sur une manière erronée de poser la question ^
D'après Willy, partisan de ces théories, Avenarius a du moins réussi à écarter définitivement ces problèmes métapiiysiques ^, à démontrer rigoureusement qu'entre la pensée elle cerveau il n'y a qu'une dépendance « purement logique » et un simple parallélisme ^, à franchir enfin l'abîme qui existe entre l'esprit et la nature *.
J4G. — ^lemarques critiques. — Le positivisme critico-subjectif vient se heurter aux mûmes contradictions que nous avons déjà signalées dans le scepticisme idéaliste de J. St. Mill. C'est commencer par une contradiction et un sophisme que de révoquer en doute, ou de vouloir rejeter ces données essentielles de la saine raison humaine sur lesquelles le philosophe lui-même s'appuie et doit nécessairement s'appuyer à chaque instant dans ses spéculations. Un « criticisme », qui se donne une mission si aventureuse, doit inévitablement tomber dans les bizarreries les plus extravagantes et entrer en un conflit insoluble avec la saine raison.
Or une des choses que supposent essentiellement toute connaissance et toute philosophie, c'est que l'homme peut atteindre la réalité objective, non seulement à l'égard des idées ou no-