‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 27 sur 342 · Ibid., S.U · texte numérisé non relu

Ibid., S.U

toujours la môme manière de se représenter ce qui ne peut être connu, ce qui échappe à l'expérience; on croit, et l'on se contente de ce coup d'œil jeté dans la nuit de l'inconnaissable ». Au point de vue historique, la supériorité appartient au catholicisme*. Littré ne veut ni de Fathéisme ni du panthéisme. Les athées et les panthéistes ne sont point des esprits émancipés : ils ont leurs idées et leurs théories déterminées sur l'essence des choses : ils sont donc « théologiens » à liear manière -.

16. — Les preuves de l'existence de Dieu — sont toutes défectueuses d'après Littré, La preuve ontologique est « un argument raffiné dont la vérification est impossible » ^ ; Kant et les Nominalistes en ont fait table rase*. L'argument cosmologique s'est retourné contre les déistes euxmêmes. «La science ne déclare point qu'il n'y a point de Dieu : elle déclare que toutes les choses se passent comme s'il n'y en avait pas. La philosophie positive recueille cette déclaration, et refuse de plus discuter ce qui ne peut plus être l'objet d'aucune expérience et d'aucune preuve » ^. L'argument métaphysique est sans consistance. En effet, dit Littré, « puisque les entités métaphysiques sont purement imaginaires, puisque l'homme ne peut en aucune manière les consta-

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