Ibid., VI
44 LF. POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a. COMTE
ter; l'existence de Dion, que Ton en déduit, ne peut avoir plus de réalité qu'elles n'en ont ellesmêmes » *.
L'argument télcoloj^ique , lire de Tordre du monde, n'est pas convaincant : tandis que les uns, SOUS l'impression de l'ordre qu'ils découvrent dans le monde, croient en Dieu, les autres ne voient que du désordre et ils nient Dieu. « La philosophie positive ne prend parti ni pour ceux-ci ni pour ceux-là; elle écarte la question comme manifestement insoluble, non sans remarquer toutefois que ceux-là même qui admettent un suprême créateur et ordonnateur, doivent renoncer à voir rien dans le gouvernement du monde qui ressemble à nos idées d'ordre, de justice et de bonté : la morale cosmique, s'il y en a une, paraît différente de la morale humaine » -.
Le miracle. — Les prétendus faits surnaturels ne peuvent plus servir de preuves à la religion théologique : la critique historique, d'une part, et la science positive, de l'autre, les ont réduits à néant. La critique démontre que les témoignages sur lesquels ces faits reposent, ne sont pas authentiques. La science démontre que jamais, depuis qu'elle étudie le monde, elle n'a rencontré un miracle. « La trame de la nature et de l'histoire », dit Littré, « est devenue trop serrée pour laisser passer le surnaturel » ^. « La