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B. Ibid., ?lo ; Grundzûge der physiologischen Psychologie (1874), 8fi0.
le subjectivisme et le pliénoménalisme ; par conséquent, comme tous les systèmes exclusivement subjectifs, il se heurte à des sophismes, à des suppositions arbitraires, à des contradictions insolubles, à des absurdités évidentes. Tous ces défauts se révèlent déjà dans la manière même dont Tauteur conçoit la théorie de la connaissance, son point de départ, sa nature et son principe. D'après lui, le seul objet qui nous soit donné à l'origine par l'expérience, c'est la représentation. L'essence même du processus de la connaissance consiste à faire disparaître les prétendues contradictions de l'expérience relativement à la connaissance d'intelligence, et à compléter celle-ci d'une manière purement idéale conformément aux nécessités subjectives de la raison. On ne peut donc attribuer une réalité objective qu'à la perception que le sujet connaissant a de lui-même et à la forme espace et temps de la sensation*. Le principe et le siège de la connaissance ne sont point dans une âme « substantielle » et dans ses facultés : ils sont dans un «état psychique universel»^.
1. Que le subjectivisme soit une conséquence de ces théories, on le voit par cette parole de Wundt : «Au 1"^ siècle, c'est Dieu qui règle les lois de la nature ; au 18« siècle, c'est la nature elle-même ; au 19<', ce sont les naturalistes » [Philosophische S Indien (i886\ ui. 496.
2. Yorlesungen ûber Menschen-und Thierseele [1" édit., 1892), 446, 250. -- « L";\me ». dit Wundt, parfaitement d'accord en cela avec toute l'école empirique de France et d'Angleterre. « l'àme n'est pas autre chose que la somme de notre expérience interne, de nos représen-
conçu non pas comme une chose «permanente)), mais comme un simple fait. On reconnaît encore combien ces affirmations fondamentales de la théorie de la connaissance sont arbitraires au cours de l'exposition que Wundt fait de sa doctrine. Il y a des contradictions manifestes et des absurdités évidentes. L'auteur n'accorde une réalité objective qu'à la perception que le sujet connaissant a de lui-même et à la forme espace et temps de la sensation; et voici que, d'une part, dans son Système de philosophie même, il avance des propositions qui vont bien au-delà de ces principes et dont il admet évidemment la valeur objective, et, d'autre part, il nie de fait l'existence du sujet connaissant. Il la nie de fait, disons-nous, puisqu'il ramène adéquatement l'être psychique tout entier à un simple « devenir » psychique*. Or un simple «devenir)) psychique, étant conçu comme un perpétuel changement, ne peut point être lui-même le sujet ou le siège d'un autre « devenir )> psychique : il cesse d'exister, dès qu'un nouveau <( devenir» se réalise.
Le parallélisme psycho-physique, d'après lequel les phénomènes psychiques et les phénomènes physiques représentent deux séries de
tations, de nos sensations, de nos volontés, en tant que, dans la conscience, elles se combinent en unité et que, par une série d'évolutions, elles s'élèvent enfin jusqu'à la pensée prenant conscience d'elle-même et jusqu'à une volonté libre et morale ». {Ibid., 492).