‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 29 sur 342 · Ibid., XVIII, in · texte numérisé non relu

Ibid., XVIII, in

critique positive établit que les faits de révélation n'ont point d'authenticité et qu'ils appartiennent à des époques et à des témoignages absolument récusables ; d'autre part la science positive déclare que, depuis qu'elle étudie le monde, elle n'y a jamais trouvé un cas de miracle ; elle rejette les apparitions du temps présent et frappe d'un doute irrémédiable les apparitions du temps passé » ^ — « Je no donne guère d'attention aux guérisons miraculeuses dont la théologie est aujourd'hui si prodigue, que quand elles présentent quelque phénomène médical qu'il me soit possible de ranger à côté d'autres analogues, agrandissant ainsi le champ d'une pathologie où les médecins ont dissipé tant d'erreurs » -. — « Le parti catholique fait appel au miracle. Je ne dirai certes pas qu'il a tort ; cela le regarde. Seulement, qu'il le sache bien, c'est peine absolument perdue auprès des gens qui sont élevés dans la notion expérimentale de l'ordre naturel et des lois du monde. Désormais les miracles n'apparaissent plus qu'à ceux qui d'avance croient aux miracles » ^ .

Voilà toute l'argumentation que Littré, longtemps regardé comme le prophète de la librepensée française, a pu trouver pour combattre la croyance à un Dieu et à un ordre supra-sensible ! Et il pense en finir ainsi pour jamais avec la révé-

i. Philosophie positive^ xx, 6.

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