‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 30 sur 342 · Ibid., X · texte numérisé non relu

Ibid., X

46 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a. COMTE

lation ! Mais ce respect, que plus haut, en parlant du miracle, il professe pour les « faits », pour les « réalités », vaut la peine qu'on l'étudié plus particulièrement. Les « guérisons miraculeuses dont la théologie est aujourd'hui si prodigue », Littré ne les examine que lorsqu'elles peuvent contribuer à agrandir le « champ d'une pathologie où les médecins ont dissipé tant d'erreurs ». En d'autres termes, il déclare que, parmi les faits regardés comme des miracles, il examinera seulement ceux qui confirment les théories de la science incroyante : quant aux faits qui contrediraient ces théories, il les écarte résolument. C'est ainsi qu'il comprend sa méthode a posteriori.

En parlant de la faute originelle et de ses conséquences, Littré affirme qu'un « tel échantillon de la divinité demeure bien au-dessous de la justice, de la moindre bonté humaine ». Le récit tout entier de la Genèse n'est qu'un mythe *. Et, pourtant, il faut regarder la Bible comme le livre le plus vénérable de l'humanité et dire avec Pline (H. n. v, 15) : « Hierosolyma longe clarissima urbiurti orientis, non Judsese modo^». Littré explique l'origine et la propagation du Christianisme par les voies naturelles et par l'enchaînement des circonstances ^. Lorsque, après la mort de Jésus, les Apôtres croyaient voir leur Maître, c'était une hallucination coUec-

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