‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 317 sur 342 · Ihid., 209, suiv · texte numérisé non relu

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nécessaire de la nature i et qu'elle offre an idéal qui dépasse les bornes étroites de l'existence individuelle 2, Carus l'appelle du nom de « méliorisme ».

168. — Remarques critiques. — Nous avons déjà démontré qu'on ne peut admettre l'hypothèse sur laquelle s'appuie le monisme positiviste de Carus et de Hegeler, et qui regarde soit l'évolutionnisme moniste en général, soit la théorie évolutionniste de l'âme en particulier comme des faits scientifiques. Affirmer que la prétendue évolution moniste du monde s'accomplit nécessairement dans le sens du progrès et de la perfection, c'est méconnaître la réalité à tel point que certains partisans de l'évolution condamnent résolument cette hypothèse. Même en admettant qu'elle soit scientifiquement démontrée , la théorie imaginée par Carus et par Hegeler pour « réconcilier la religion et la science » et fonder une morale pratiquement admissible, est insoutenable. Leurs conceptions de Dieu et de l'âme, conceptions d'ailleurs assez obscures et passablement quintessenciées, manquent trop de « réalité » pour que les religions ou les sciences puissent s'en contenter; leurs maximes et leurs règles de morale sont trop incertaines, trop chancelantes, trop peu précises pour constituer une garantie efficace ou même simplement sérieuse de l'ordre moral. L'on ne peut fonder aucune

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