‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 32 sur 342 · Aug. Comte et la philosophie positive, pp · texte numérisé non relu

Aug. Comte et la philosophie positive, pp

3. Ibid., pp. 43, 681 ; Philosophie positive, xxi, 60 et suiv.

par tous comme parfaitement sûre et infaillible. Quelle est cette loi? écoutons-le :

« Décroissance du surnaturel et croissance du naturel, décroissance des notions subjectives et croissance des notions objectives, décroissance du droit divin et croissance du droit populaire, décroissance de la guerre et croissance de l'industrie... Là est la source de convictions profondes, obligatoires pour la conscience »*. Et, en 1848, en vertu de cette loi, Littré déclarait avec assurance dans ses écrits que, « pour l'Occident, l'ère des grandes guerres était irrévocablement et pour jamais terminée ».

Pourtant, plus tard (1878), il se vit contraint de révoquer cette unique loi, « certaine et infaillible », de la nouvelle science sociologique. « Ces malheureuses pages (de la 1" édit. de Conservation...) sont en contre-sens perpétuel avec les événements qui se sont déroulés. Elles respirent une confiance qui me fait mal, même après tant d'années. Elles feront mal aussi au lecteur, qui plaindra un tel aveuglement ou haussera les épaules, selon les sentiments dont il sera animé. . . A peine avais-je prononcé dans mon puéril enthousiasme, qu'en Europe il n'y aurait plus de défaites militaires, désormais remplacées par des défaites politiques, que vinrent la défaite militaire de la Russie en Crimée, celle de l'Autriche en Italie, celle de l'Autriche encore en Allemagne, ■celle de la France à Sedan et à Metz, et tout

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