I. Principes de philosophie positive, p
récemment celle de la Turquie dans les Balkans »*.
Quant au reste, ainsi que Caro le fait remarquer^, Littré se borne à parler en général des excellences de l'ère positiviste, et à formuler cette prétention assez vague, que le monde doit s'organiser suivant la conception positive du monde, etc..
18. — L'idéal de l'humanité. — L'idéal que Littré nous montre avec une sorte d'enthousiasme religieux, c'est « l'Humanité s'avançant à travers les siècles, existence idéale à la fois et réelle, longtemps ignorée, puis se dégageant de ses nuages, partout fécondant la surface de la terre, gardienne jalouse des richesses intellectuelles et morales des générations, et nous améliorant tous de race en race, sous sa discipline maternelle et sa bénigne influence ».
« C'est cet idéal », écrit-il, « qu'il faut connaître (science et éducation), aimer (religion), embellir (beaux-arts), enrichir (industrie), et qui de la sorte tient toute notre existence, individuelle, domestique et sociale, sous sa direction suprême » ^.
1. Conservation, Révolution, Positivisme; 2^ édit., pp. 480, 483. — On voit, par cet exemple, que les disciples de la science ne sont pas à l'abri des « hallucinations collectives ». A la différence de la prétendue hallucination des Apôtres, celle de Littré et des autres disciples de Comte, n"a pas duré seulement une heure ou une soirée, mais des années entières.