‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 330 sur 342 · Ihid · texte numérisé non relu

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liberté de conscience, d'empêcher que leur esprit ne soit imbu de préjugés et de superstitions dont il est toujours difficile de se débarrasser plus tard, de favoriser le progrès de la vraie civilisation. Si l'on veut un modèle d'un manuel de morale laïque, Siciliani recommande les Eléments cVéducation civique et morsLle, de Compayré*.

Labriola, professeur de philosophie et de pédagogie à l'Université de Rome, déclarait dans une conférence publique ^ qu'il fit à Rome le 22 janvier 1888 au nom de la Sociétà degli Insegnantiy que la question de l'école primaire étant à la fois « le commencement et le couronnement de toute politique sociale», elle s'est imposée nécessairement à l'Italie ramenée à l'unité ^. On est venu à Rome non pas seulement pour combattre les prétentions de la papauté à une royauté temporelle, mais encore et surtout « pour s'opposer, par la pensée philosophique, aux artifices et à l'influence malsaine de la puissance spirituelle » (Yifs applaudissements) *. L'Etat doit donc, comme « représentant du laïcisme, comme organe légal des idées modernes de la civilisation, comme adversaire de toute prétendue Eglise », prendre la direction de l'école ^, en écarter l'Eglise, imposer d'étroites conditions aux écoles libres ^ et

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