Laas, Idealismus und Positivismus, m, 107. Note
Reymond *) plus que personne — la différence qui sépare la vie consciente du mouvement mécanique. Il trouve insuffisante une « explication » qui, à un moment donné, fait un bond si monstrueux ))"^. Lange déclare à son tour que <.< la conscience ne peut s'expliquer par le mouvement de la matière. On a beau démontrer qu'elle dépend entièrement des phénomènes matériels, le rapport entre le mouvement externe et la sensation demeure insaisissable et plus on l'étudié attentivement, plus l'opposition s'accentue » 3. « Alors même que le mécanisme du processus cérébral, auquel l'âme individuelle semble être liée, nous apparaîtrait clairement dans toutes ses parties », remarque Wilhelm Wundt, « nous ne constaterions qu'un enchaînement très complexe de mouvements moléculaires; mais nous n'en découvririons pas davantage quelle est la valeur de ces phénomènes au point de vue psychique » 4.
Or une activité d'une nature essentiellement différente suppose un être dont la nature diffère essentiellement. On ne peut concevoir une activité nouvelle sans un sujet correspondant. Il faut donc reconnaître à la vie sensitive un principe propre, distinct, c'est-à-dire une âme substantielle.
1. Du Bois-Reymond, Uber die Grenzen des Naturerkennens (1872). 16 et suiv.