S. Augustin!, Epistola 157, n» 16 (Ed. Maur
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même se réclame, nous arrivons à démontrer la vérité et la divinité de la relio-ion chrétienne. Il reste à faire un dernier pas qui ne peut offrir aucune difficulté sérieuse: il faut reconnaître dans l'Eglise catholique la seule véritable incarnation du christianisme.
Seule, l'Eglise catholique représente véritablement et légitimemeut le christianisme : c'est là un fait historique si manifeste que des esprits réfléchis, même en dehors de l'Eglise, sont nécessairement arrivés à cette conclusion, quand ils ont su se défendre des préjugés. Contentonsnous de rappeler, par exemple, certaines affirmations d'Aug. Comte *, de Hartmann 2 et de Mallock "* — sans parler des cardinaux Newman et Manning et de tant d'autres protestants, éminents par les qualités de l'esprit et du cœur, que la connaissance de cette vérité a conduits à l'Eglise catholique, au prix même d'héroïques sacrifices.
L'Eglise catholique qui continue et achève la révélation de l'Ancien Testament, par laquelle elle remonte ainsi dans Je passé jusqu'à la révélation primitive faite dès le berceau de l'humanité ; — l'Eglise catholique prédite et annoncée dans la Bible, attendue et désirée par tous les peuples, figurée dans l'histoire tant de fois sécu-
1 . Aug. Comte, Cours de philosophie positive, v, 298 {2« édit., 212) et suiv., 543 (381) et suiv.
2. E. von Hartmann, Selbstzersetzung der Christenthums (1874), p. x.