‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 39 sur 342 · Caro, Litlrèet le positivisme, p · texte numérisé non relu

Caro, Litlrèet le positivisme, p

du positivisme. Dans ses écrits positivistes il répète avec insistance qu'il ne parle point pour ceux qui trouvent encore leur repos dans les antiques croyances. Il ne veut pas livrer les cœurs au tourment du doute ni semer la discorde dans les familles ; il veut simplement offrir un point de ralliement à ceux qui, par la perte de leurs convictions religieuses, se voient pour ainsi dire «jetés à la rue, en quête d'un nouveau gîte » *.

Dans la vie publique, Littré montra comme sénateur, une tolérance qui ne laissait pas d'embarrasser les hommes de son parti et qui étonnait les catholiques tout en lui attirant leur sympathie. Quoique ennemi juré des Jésuites et des « cléricaux », il condamna très ouvertement les lois d'exception que l'on préparait contre eux ^. « La morale moderne », dit-il, u tolère tout le monde ; elle prend même sous sa protection le catholique qui ne tolère personne ))^. « La révolution positive a cela de particulier, qu'elle s'accomplit sans les violences et sans les troubles qui caractérisent le prosélytisme religieux ))^. Littré blâmait sans réserve le Kulturkampf prussien 5. Citons son opinion, comme

1. Paroles de philosophie positive, 28; Principes de philosophie positive, 74 ; Philosophie positive, x\, 168 ;. XX, 1 ; Conservation etc., 2"^ édit., p. 312, etc. etc.

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