‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 60 sur 342 · Robinet, Notice, etc., pp · texte numérisé non relu

Robinet, Notice, etc., pp

2. Voir: Gruber, Aug. Comte, fondateur du positivisme; sa vie et sa doctrine, nno^ 126, 135.

confus d'une adoption légale... Quoique la situation permette peu de régulariser jamais ces vœux du cœur, j'espère du moins consolider après moi la position de notre Sophie, surtout envers les vrais positivistes, qui tous apprécient déjà cet admirable type féminin. Si je puis instituer assez une adoption religieuse indépendante de l'adoption civile, cette éminente prolétaire mérite beau-' coup d'en fournir le premier exemple, qui ne saurait être plus caractéristique » *.

Par son Testament, le maître constituait Sophie la gardienne des reliques positivistes, avec charge de les remettre à son successeur, le second grand prêtre de l'Humanité. Il lui allouait en même temps une rente annuelle de 1500 francs. Sur ce point comme sur les autres, les disciples de Comte se conformèrent fidèlement à la volonté de leur maître. Ils prirent môme à leur charge l'éducation du fils de Sophie qui fut confié à Lonchampt. A l'enterrement de Sophie (o Bichat 73 — 7 décembre 1861), Robinet parla en ces termes du rôle qu'elle avait rempli dans la cause du positivisme : « Cette mort, vous le sentez tous, n'est pas une perte ordinaire, et Madame Sophie Thomas tenait de trop près au Fondateur de la Religion de l'Humanité, pour que sa fin ne touche pas autiiut d'intérêts publics qu'elle provoque de douleurs privées. On ne peut prononcer son nom, en effet, sans rappeler celui de notre Maître, sans se souvenir que les plus hautes spéculations

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