‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 61 sur 342 · Teslamenl, p. 163; voir aussi pp. 130. 139, j^O, jlP · texte numérisé non relu

Teslamenl, p. 163; voir aussi pp. 130. 139, j^O, jlP

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philosophiques et sociales, des constructions théoriques indispensables au salut de rHumanité furent élaborées, achevées, d'après sa protection bienfaisante... Mais, quelle que soit à cet égard la grandeur de notre sa^ur, nous ne devons jamais oublier les qualités intimes qui lui servirent de fondement, et qui donnèrent à sa vie privée tant de mérite et de charme. Chacun de nous se rappelle sans doute des heures bien douces passées dans son affectueuse intimité : mais les pleurs, les regrets, le désespoir, dont nous sommes témoins, disent seuls combien elle méritait d'être aimée »*.

39. — Le Dr Robinet. — C'était, nous l'avons vu, l'ami intime et le médecin d'Aug. Comte^. Les citations que nous avons empruntées à son livre sur la vie et sur l'œuvre du philosophe, font suffisamment connaître la tournure de son esprit qui lui gagna Taffection toute particulière du maître. Comte allait volontiers dans la famille de Robinet. Madame Robinet elle-même (f 1881) était une positiviste enthousiaste. Son fils Gabriel qui, plus tard, en sa qualité de conseiller municipal de la ville de Paris, a rendu aux positivistes d'importants services, avait reçu à quatorze ans le sacrement d' « initiation ». Comte voulut que, chaque jour, Gabriel récitât trois prières positivistes qu'il devait conclure par ces mots, après

1. Robinet, Notice etc., p. 646 et suiv. Voir aussi pp. -2't8, 638.

2. H. Gruber, AMgr. Comte, fondateur du posilivistne, sa vie et sa doctrine, n° 129 et suiv.

avoir fait le signe sacré du positivisme : « La soumission est la base du perfectionnement »^.

Par sa « nature sympathique et synthétique », le D' Robinet semblait au fondateur de la nouvelle religion suffisamment préparé au sacerdoce de l'humanité, « quoique, d'ailleurs, sa formation encyclopédique laissât à désirer ». Comte voulut donc dispenser son favori de la thèse mathématique et même de l'examen sur les trois sciences suivantes-. On peut voir un témoignage de sa confiance toute particulière en son médecin, dans ce fait que, par son Testament, il lui remit le plus important de ses sceaux, le « sceau du grand prêtre » ^.

Le D"" Robinet a beaucoup écrit en faveur du positivisme. S'inspirant de l'esprit de son maître, il fit une démarche très caractéristique en écrivant, le 1" janvier 1885, une Adresse au prince de Bismarck, président de la Conférence africaine, pour plaider la cause des nègres contre la traite des esclaves *^.

40. — Le Dr Audiffrent. — Nous avons parlé de lui à propos des théories médicales d'Aug. Comte ^. C'est à lui que le maître adressait ses lettres à ce sujet^. 11 est un de ceux qui, en petit

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