Enseignement oral du groupe français
54. — « L'Apostolat religieux ». — Auguste Comte avait, dans ses Œuvres et dans son Testament, prévu une double organisation en vue de la propagation du positivisme : la « Société positiviste » avec le menuisier Magnin pour chef — c'était l'élément temporel, pratique — le «Comité positif », — sous la direction du grand prêtre de l'Humanité — c'était l'élément spirituel, théorique. Les membres de ce Comité, nommés par le maître lui-même, étaient : Laffitte, Magnin, Hadery, Deullin et Lonchampt, pour la France ; le comte de Limbourg-Stirum, pour la Hollande ; José Florez, pour l'Espagne ; le baron de Ribbentrop, pour la Prusse ; Congreve et John Fisher, pour l'Angleterre*. A part une tentative faite en ce sens par Laffitte, en 1844, le « Comité positif » n'a jamais montré une grande vitalité. Par contre, le groupe français s'est toujours révélé très actif à propager, sous toutes les formes, la nouvelle doctrine du salut.
«Chaque positiviste convaincu», dit Laffitte-, « doit, à un certain degré, se considérer comme participant réellement à l'apostolat religieux. D'après cela, outre un effort constant pour conformer sa conduite à ses convictions, il doit chercher, autant que le comporte sa situation, à former autour de lui un foyer de propagande. Cette