e Circulaire (188-2), p
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de sa destination religieuse un temple catholique (le Panthéon), pour le transformer en un lieu de sépulture pour les grands hommes, transformation assez conforme à l'esprit positiviste. Antoine,, dans la biographie que nous avons souvent citée, raconte (p. 49) que Laffitte, pour « préparer par la voie la plus rapide... la célébration du culte des grands hommes... préambule nécessaire du culte final,... demande à la République le Panthéon dont la destination normale est caractérisée par la devise ainsi modifiée : Aux grands hommes, l'Humanité reconnaissante ».
56. — Les « sacrements » positivistes. — A en juger par les Circulaires de Laffitte, la réception des « sacrements » positivistes ne semble pas être en grand honneur. De loin en loin, cependant, l'occasion de les administrer se présente. On les confère avec une certaine solennité. Le récipiendaire doit s'engager à observer fidèlement les devoirs correspondants de la Morale pratique''.
57. — Les fêtes. — Quant aux fêtes, depuis la mort d'Auguste Coiîite on a célébré la fête de l'Humanité et l'anniversaire de la mort du maître. En 1880, Laffitte introduisit la fête de Mahomet. H en donne pour motif, qu'on méconnaît la religion et la civilisation de l'islamisme et nos
i. Voir: Présentation [32^ Circulaire p. 12; 28'^ Circulaire, p. 2); Initiation [10'^ Circulaire, p. 4); Aspirant au sacerdoce (/T* Circulaire, p. 2); Admission {34^ Circulaire, p. 3); Mariage {27^ Circulaire, p. 2); Incorporation {22^ Circulaire, p. 10).
rapports avec le monde musulmane Pour rehausser le culte positiviste, on recourt à la musique et à la poésie. Dans ces solennités, on exécute, par exemple : Ordre et Progrès, marche à quatre mains, dédiée à la mémoire d'Aug. Comte par A. M. Auzende ; Invocation à VHumanitéy du même auteur; Prière au destin (paroles de Clotilde de Vaux) composée par Segond, etc.^, On joue aussi des morceaux de Mozart, de Haydn, de Hœndel ; on déclame des passages d'Eschyle, d'Homère, de Dante, etc...^
58. — Pèlerinages. Fête positiviste du centenaire de la Révolution. — Les positivistes apportent un soin tout spécial à leurs pèlerinages, qui doivent être « des fêtes sympathiques du passé », et au premier rang desquels il faut toujours mettre celui qui se fait, à Paris, aux sanctuaires positivistes, à la demeure et au tombeau d'Aug. Comte. « Ce pèlerinage », dit Laffîtte, « tout vrai croyant doit le faire au moins une fois dans sa vie »^.
On peut regarder comme un type de ces pèlerinages, celui que les positivistes de Londres et de Paris ont organisé en commun, en 1889, pour l'anniversaire de la mort d'Aug. Comte (5 septembre). D'abord, au cimetière du Père Lachaise, les positivistes anglais et français pro-