DE LA DESCRIPTION
Pour mettre plus en évidence ce procédé de l'intelligence, cette synthèse de l'abstraction et de la perception par le jugement, nous allons l'examiner, non plus dans le cas d'un seul jugement, mais dans le cas où nous cherchons à exprimer de la manière la plus complète possible la connaissance que nous possédons d'un objet.
Pour cela, nous avons recours à la description.
Or, décrire un être, c'est précisément répéter un grand nombre de fois l'opération que nous venons d'étudier.
C'est abstraire successivement diverses qualités d'un être de divers phénomènes qu'il subit; c'est ensuite réunir chacune de ces qualités et de ces phénomènes au même et unique sujet par une série de jugements.
Ainsi, je décrirai Alexandre le Grand en déterminant des qua-