‹ Le positivisme et la science expérimentaleChapitre 111 sur 320 · DK LAFFIRMATIOX ET DE SA FORME DANS LE LANGAGE · texte numérisé non relu

DK LAFFIRMATIOX ET DE SA FORME DANS LE LANGAGE

Telle est donc la série des opérations intellectuelles qui précède renoncé du plus simple des jugements, de celui qui exprime la plus simple des observations. Il a toujours fallu trois actes successifs; une perception concrète, une analyse par abstraction, une syntbèse par le jugement.

La perception concrète est antérieure à la parole. L'abstraction est simultanée avec la parole et se traduit par le langage, mais elle est antérieure à Faffirmation. C'est dans le jugement que Taffirmation se produit, que la vérité se manifeste avec sa propre évidence et s'oppose à Terreur.

Examinons avec plus de soin d'où provient ce caractère afErmatif des jugements expérimentaux et pourquoi cette espèce de circuit se rencontre toujours dans l'expression de notre pensée.

Pourquoi la croyance, l'affirmation, la vérité, ne peuvent-elles s'exprimer dans Tesprit humain que sous cette forme compliquée du jugement? Pourquoi ne puis-je communiquer à un autre la certitude qui est contenue dans la notion concrète d'une pierre tombante, sans avoir préalablement divisé c^tte notion en deux éléments, pour les identifier ensuite par un jugement?

Nous pouvons répondre que cela tient à la nature même de l'esprit hamain.

Ce procédé discursif, cette division et cette composition alternatives, c'est le mode spécial de son activité, c'est ce qui correspond dans la vie intellectuelle aux combinaisons et aux décompositions continuelles de la vie organique.

L'intelligence humaine est trop faible, trop étroite, pour emi>rasser d*un seul regard toute la réalité concrète; pour la pénétren et en être pénétrée, pour se l'assimiler sans Tavoir préalablement décomposée par Tabstraction.

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